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Passions
(2ème partie)

2- Passions.png

Jonathan entra dans la salle de musique en souriant. Son cours préféré !

Oui, il adorait la musique. Oh ! Il ne jouait pas de la flûte comme ses camarades. Non, lui, il les accompagnait au piano.

Il avait appris seul, en lisant des ouvrages et grâce aux vidéos en ligne. À Noël, ses parents lui avaient promis une guitare.

Ce sera son prochain défi. Apprendre à en jouer.

Toutefois, l’instrument qui avait sa préférence était le violon. Qu’est-ce qu’il aimait le son ! Sentir le bois sous son menton, le poids sur son épaule. C’était son objectif. Jouer du violon.

Ses parents étaient contre. Le piano et la guitare devraient lui suffire. Cependant, Jonathan ne l’entendait pas de cette oreille (musicale, bien sûr…).

En temps voulu, il saura les convaincre.

En attendant, il apprendrait à jouer parfaitement du piano et de la guitare. Ensuite, il s’inscrirait au solfège.

Plus tard, dans plusieurs années, il sera un musicien reconnu. Quand Jonathan se projetait dans l’avenir, c’était pour se voir évoluer dans le monde musical. Entre concerts, enregistrements et écriture, son nom serait une référence.

Violoniste aguerri, il parcourrait le monde pour partager sa passion et envoûter le public, un peu comme Vanessa-Mae, son idole.

Ah ! Cette fille ! Qu’est-ce qu’elle jouait bien ! Enfin, non. Il n’y a pas de mots pour qualifier son style, son art… Jonathan était sous le charme. Il était amoureux.

C’était vrai qu’aucune fille de son collège ne lui arrivait à la cheville ! Belle, talentueuse… Peut-être juste un peu trop âgée pour lui.

— Jonathan ! Tu es avec nous ?

Le garçon cessa de rêver et se tourna vers son professeur.

Voyant que toute la classe l’observait, il prit place devant le piano.

— C’est bon.

— Parfait. Alors, commençons. La partition est affichée à l’écran. Jonathan, toi, tu l’as devant toi.

Un de ses morceaux favoris. Les accords étaient simples.

Super !

Dès que le professeur donna le signal, l’adolescent laissa ses doigts effleurer les touches.

En quelques secondes, plus rien n’existait que la musique qui sortait des flûtes, du piano… Cette harmonie parfois brisée par une fausse note n’entachait pas l’enthousiasme du pianiste.

Il se retenait de fermer les yeux et de continuer ainsi. Néanmoins, il ne verrait pas les signes du professeur. Donc, il s’abstint.

Cela n’avait aucune importance. La seule chose qui comptait était la musique et seulement la musique.

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