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Gabriel

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— Et Gabriel ? s’intéressa Mégane. Tu pourrais savoir aussi ?

— Je suis une Êta. Je peux sentir les capacités lycanes bien avant l’émergence du loup.

— Je suis à moitié vampire. Tu crois qu’il pourrait aussi avoir hérité de ça ?

— Tu es vampire par ton père. Tu n’as pas été transformée. Je peux aussi affirmer que c’est inédit autant pour les lycans que pour les vampires.

— Je pense que c’est le cas, en effet. Mon père pense que c’est dû au fait qu’il était lui-même lycan avant d’être transformé.

— Non. Un lycan transmet ses capacités. De ce point de vue, tu as reçu autant de ta mère que de ton père. Par contre, pour le côté vampire, leur puissance se transmet par la fabrication de ce qu’ils appellent un nouveau-né.

— Fabrication ? grimaça Lilith.

— Comment veux-tu nommer ça autrement ?

— Quel que soit son nom, ça reste flippant.

— Du coup, coupa Mégane, si j’ai hérité de mon père, ai-je pu transmettre mes capacités vampiriques à Gabriel ?

— C’est possible. As-tu remarqué des signes qui iraient dans ce sens ?

— Comme quoi ? Des yeux rouges ? Des crocs ?

Mégane fit appel à ses souvenirs d’enfance pour se remémorer comment elle usait de ses pouvoirs… avant.

Avant la mort de sa mère.

Avant la disparition de son père.

Gabriel n’était pas encore suffisamment âgé pour pouvoir investir un esprit humain. Ni Mégane ni Raphaël n’avaient remarqué un changement dans le regard du bambin.

Le petit ne semblait pas avoir de faim vampirique.

— Mon père m’a dit que pendant sa grossesse, ma mère avait une faim hors du commun. Elle avait besoin de plus de sang qu’à l’accoutumée.

— Tu as repris contact avec Sanguinarius ? fit Madison, surprise.

— Non. Tout ce que je sais me vient du temps où il était encore Cyrrus Jones. Sanguinarius est complètement différent. Il n’a plus rien de mon père. Je vais chercher Gab. Tu pourras me dire si tu ressens quelque chose ?

— Pas besoin de l’amener. Je m’étais déjà posé la question. Du coup, j’ai profité de votre présence pour savoir.

Lilith rit doucement tandis que Mégane se mordait les lèvres en fermant les yeux.

— Raphaël était un Alpha avant de se révéler comme Epsilon. Toi-même, tu es une Alpha.

Oui, tout cela, tout le monde le savait. Mégane était impatiente. Madison le remarqua et sourit.

— Tu ne devines pas ?

— La logique voudrait qu’il soit un Alpha aussi. Dans la famille de Raphaël, il y en a beaucoup. Dans la mienne aussi. Un seul Mage. Pas grand-chose d’autre.

— Ta logique est bonne. Ton fils sera un meneur.

— Raphaël a déjà prévu d’en faire un Garde.

Madison n’était même pas étonnée. Les Alphas étaient ainsi. Tous ceux qu’elle connaissait suivaient le même concept. Son père en première ligne. Arthur n’avait pas été nommé Conseiller dirigeant par hasard.

— Tu as apparemment senti la magie chez les jumeaux, as-tu remarqué quelque chose chez Gabriel ?

— Non. Mais je ne sens rien chez toi non plus. Si les vampires n’avaient cette odeur âcre que nous percevons, ils passeraient inaperçus. Pour savoir si Gabriel a hérité de cela, il va falloir le tester. Pour ça, seuls des vampires pourront t’aider. En revanche, ça ne se fera pas ici. Plus aucun vampire n’entrera sur le territoire de la meute.

— Et il n’en est pas question. À Paris, j’ai mes contacts. Ils m’aideront.

Mégane pensait à Nyna surtout. Depuis que Sanguinarius avait pris le pouvoir, la vampire était plus déterminée que jamais à aider la lycane. Elle avait beaucoup appris au cours de leurs discussions.

Dès qu’elle rentrera à Paris, elles devront en avoir une autre, concernant Gabriel.

À moins de la rencontrer pendant ce voyage. Lui donner rendez-vous dans un endroit neutre.

Le plus tôt sera le mieux. Il y avait trop longtemps que le couple Epsilon se posait la question.

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